Le cabinet politico-sécuritaire israélien est réuni ce jeudi soir pour trancher sur la suite des opérations face au Hamas à Gaza. Le chef d'état-major a présenté les deux options militaires sur la table : une conquête totale des zones encore sous contrôle du Hamas – notamment la ville de Gaza et les camps centraux – ou un encerclement stratégique avec des frappes ciblées visant à épuiser l’organisation islamiste. Mais la question des otages bouleverse les équations militaires.
Face aux ministres réunis, le chef d’état-major Eyal Zamir n’a pas mâché ses mots : « Si nous lançons une opération de conquête, la vie des otages sera en danger. Il n’y a aucun moyen de garantir qu’ils ne seront pas blessés. » Il a également souligné l’état d’usure des troupes, le besoin urgent de maintenance pour l’équipement militaire, et les problèmes humanitaires et sanitaires croissants sur le terrain.
Le Premier ministre Benyamin Netanyahu, lui, a été catégorique : « La méthode actuelle n’a pas permis de libérer les otages. Il faut faire autre chose. Je ne veux pas pérenniser le Hamas, je veux le vaincre. On ne peut pas continuer comme ça. » Il a cependant précisé que l’opération ne serait pas irréversible :« Nous sommes prêts à envisager un arrêt si le Hamas accepte nos conditions. » Le premier ministre chercherait à « faire rentrer le carré dans le cercle », selon l’expression israélienne : satisfaire ceux qui souhaitent préserver la possibilité d’un accord tout en satisfaisant les plus intransigeants.

Bureau du 1er ministre