Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a annoncé ce jour avoir chargé l’armée de préparer un plan visant à garantir le monopole de l’État sur les armes avant la fin de l’année.

Cette décision, certes symbolique, survient le jour même où le chef du Hezbollah, Naim Qassem, a menacé directement Israël pour la première fois depuis plusieurs mois. Dans un discours télévisé, il a averti que « des missiles s’abattraient sur Israël » si Tsahal relançait une guerre d’envergure contre le Liban. « Toute la sécurité qu’ils ont construite en huit mois s’effondrera en une heure ».
Ces propos interviennent alors que le cabinet libanais discutait du sort de l’arsenal du Hezbollah, dans un climat de tension croissante et sous pression de Washington. Les États-Unis ont exigé de Beyrouth un engagement clair en faveur du désarmement, en échange d’un arrêt des frappes israéliennes, du retrait des derniers soldats israéliens stationnés à cinq points du sud-Liban, et d’un financement pour la reconstruction des zones détruites.
Pour la première fois, le Hezbollah a communiqué un bilan officiel de la guerre qui a pris fin en novembre dernier grâce à une trêve négociée par les États-Unis : 5 000 combattants tués, 13 000 blessés, une bonne partie de l’arsenal détruit et la mort de l’ancien leader Hassan Nasrallah, remplacé par Naim Qassem.
Malgré ces pertes, Qassem assure que l’organisation reste opérationnelle et prête à faire « les sacrifices les plus durs » en cas de reprise des hostilités.