Un tournant majeur semble se dessiner au Liban : selon des sources citées par Al-Arabiya, la présidence libanaise a notifié au Hezbollah qu’il n’a désormais d’autre choix que de coopérer pleinement avec l’État. Le message intervient alors que Beyrouth vient de recevoir la version finale des propositions de l’émissaire américain Tom Barrack, et que les alliés du Hezbollah eux-mêmes exigent de plus en plus clairement son désarmement.
Le discours prononcé la semaine dernière par le président libanais Joseph Aoun, dans lequel il a affirmé que le désarmement du Hezbollah figurait à l’agenda du gouvernement, a provoqué une onde de choc politique et créé un élan populaire favorable à cette initiative. Le gouvernement libanais se prépare à une réunion cruciale mardi, au cours de laquelle il pourrait approuver une motion sur l’« exclusivité de l’armement de l’État » et entamer l’élaboration d’un calendrier de mise en œuvre.
Le Hezbollah, lui, temporise, arguant que toute avancée est conditionnée à l’arrêt des frappes israéliennes et au respect du cessez-le-feu.