C’est plus du double par rapport à la même période l’an dernier, où l’on comptait 7 meurtres similaires. À la fin de 2024, 20 femmes arabes avaient été assassinées.
Parmi les victimes : des femmes abattues en pleine rue, une mère poignardée par son fils, une fillette de 4 ans égorgée par son père à Jérusalem-Est, Twil, 24 ans, brûlée vive alors qu’elle allait accoucher par son compagnon également à Jérusalem-Est ou encore une femme tuée après avoir alerté qu’elle risquait sa vie. Seuls quatre dossiers ont été élucidés, et l’inaction des services sociaux et des autorités suscite une colère croissante.
« Ma fille a été assassinée de sang-froid sans avoir rien fait de mal », dénonce Mohammed Shihab, père de Kifah Hinawi, 53 ans, tuée avec sa belle-sœur Nadia, 63 ans, à Lod. « Des femmes innocentes paient le prix de conflits qui ne les concernent pas. » Souvent des rivalités entre familles.
Les femmes sont tuées à la maison, dans leur voiture, devant l’école de leurs enfants. Plusieurs d’entre elles avaient signalé des menaces. Certaines avaient même alerté la police ou s'étaient filmées pour dire qu'elles étaient en danger :