Sécurité

Israël au Hamas : « Notre patience a des limites »

Jérusalem somme le Hamas d'assouplir ses exigences, et vite, faute de quoi de nouvelles mesures seront prises – militaires ou politiques.

2 minutes
30 juillet 2025

ParNathalie Sosna Ofir

 Israël au Hamas : « Notre patience a des limites »
GPO

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C'est en format restreint que le cabinet se réunit ce soir pour discuter des négociations sur l’accord de libération des otages et de la trêve à Gaza. Et là encore, les signaux ne sont pas encourageants et les perspectives d’un accord s’amenuisent. Israël a transmis ses lignes rouges aux médiateurs après la réponse du Hamas, et les écarts restent énormes. Israël a clairement refusé la demande du Hamas de se retirer du corridor de Philadelphie, estimant qu’un tel retrait compromettrait la sécurité des soldats et la protection des localités du sud. Jérusalem s’est également opposée aux paramètres de libération des prisonniers et terroristes proposés par le Hamas, jugeant qu’ils rendraient impossible la libération de la seconde moitié des otages, et de libérer des terroristes vivants en échange des corps d’otages. Enfin, Israël a écarté l’exigence d’une réouverture du passage de Rafah et d’une modification du mécanisme de distribution de l’aide humanitaire.

Le Hamas ne fera sans doute pas évoluer sa position. L’organisation terroriste bénéficie d’un vent favorable alimenté par la campagne internationale qui dénonce la famine à Gaza ainsi que par les prises de position de pays européens comme la France et le Royaume-Uni en faveur de la reconnaissance d’un État palestinien.

Un haut responsable israélien impliqué dans les négociations confie :

« Le Hamas persiste dans son refus ou s’accroche à une vision déconnectée de la réalité. Israël ne fera pas preuve de patience indéfiniment. »

C’est le message essentiel : Israël fait savoir au Hamas qu’il ne lui reste que quelques jours pour faire machine arrière, faute de quoi la pression reprendra – militaire, mais aussi sous de nouvelles formes, comme l’annexion de territoires. C’est actuellement l’un des sujets débattus au sein du cabinet : des décisions très difficiles doivent être prises et qui pourraient avoir des conséquences directes sur la vie des otages.

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