Une chambre sur trois vides à Jérusalem, une sur deux inoccupée à Tel-Aviv. En Israël, l’hôtellerie, déjà fragilisée par les années de pandémie et les cycles de violence avec Gaza, l’Iran et le Liban, encaisse aujourd’hui un nouveau choc, celui d’un tourisme international quasi à l’arrêt.
Selon les derniers relevés, la fréquentation touristique internationale au premier semestre 2025 a chuté de 73 % par rapport à l’année précédente, et de 78 % par rapport à 2019. Seuls 1,3 million de nuitées de touristes étrangers ont été enregistrées sur les six premiers mois de l’année. Côté tourisme intérieur, le bilan est à peine moins morose : environ 7,9 millions de nuitées, soit une baisse de 24 % en un an.
Les disparités géographiques sont frappantes. Si Eilat parvient à maintenir un taux d’occupation d’environ 70 %, Tel-Aviv tombe à 47 % et Jérusalem dégringole à 34 %, en dessous des seuils de rentabilité pour de nombreux établissements.
La désaffection touche avant tout les zones urbaines. Le tourisme d’affaires et les séjours culturels se sont presque totalement évaporés. A contrario, Eilat et la mer Morte, bastions du tourisme de loisirs, continuent de séduire les Israéliens, tout comme certaines zones du nord du pays, moins dépendantes du public étranger.