Dans une déclaration conjointe 17 pays arabes, dont le Qatar, l’Égypte, l’Arabie saoudite et plusieurs membres de la Ligue arabe, ont appelé ce soir à la fin de la guerre à Gaza sur des bases précises : le désarmement du Hamas et la fin de son pouvoir dans la bande de Gaza, au profit de l’Autorité palestinienne, avec une supervision et un soutien internationaux.
Dans un document de sept pages adopté en marge de la conférence de l'ONU sur la question palestinienne, ces pays appellent également à relancer les discussions autour d’une solution à deux États. « Dans le contexte de la fin de la guerre à Gaza, le Hamas doit renoncer à ses armes et transférer le pouvoir à l’Autorité palestinienne, en vue de la création d’un État palestinien souverain », peut-on lire dans la déclaration.
Le rôle du Qatar, jusqu’ici considéré comme un soutien politique du Hamas, semble évoluer. Doha continue de discuter avec les dirigeants du Hamas basés dans la capitale qatarie, mais la pression monte : le Qatar et l’Égypte tentent désormais d'amener l'organisation à accepter un accord de libération des otages "dans les limites du raisonnable", selon les critères israéliens.
Cette nouvelle position pourrait affaiblir davantage la position du Hamas dans les négociations, alors que le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a déclaré ce jour : « Nous n’arrêtons pas nos efforts. Le seul obstacle, c’est le Hamas. Tout le monde le sait, y compris les médiateurs. Nous restons engagés à ramener nos otages. »