Dans une interview accordée ce lundi au site Ynet, le professeur Avi Simhon, président du Conseil national de l’économie en Israël, a estimé que les prix de l’immobilier pourraient baisser jusqu’à 10 % dans les mois à venir.
Selon lui, l’un des principaux freins à la baisse des prix provient de l’intervention des banques, qui empêchent les promoteurs immobiliers de proposer des réductions. À la tête d’une commission sur la question, le professeur Simhon a recommandé de supprimer l’exigence actuelle obligeant les promoteurs à obtenir une autorisation préalable de leur banque pour accorder une remise sur le prix d’un logement.
« Il est inconcevable que les banques, qui financent la majorité des projets de construction, disposent d’un droit de veto sur les prix de vente », a-t-il expliqué. Même en présence d’un stock invendu de plus de 80000 logements, les entrepreneurs hésitent à baisser les prix, car ils sont dépendants de l’approbation bancaire – parfois en échange de lignes de crédit supplémentaires.
L’objectif, selon Simhon, est de briser l’effet de gel qui paralyse le secteur, et de stimuler une dynamique de concurrence réelle entre les promoteurs : « Nous avons réussi à provoquer un changement de mentalité. Désormais, les promoteurs comprendront que leurs concurrents peuvent baisser les prix, et cela créera une pression réelle pour faire de même. C’est le signal que nous voulions envoyer. »