L'équipe masculine de volley-ball d'Israël a décroché le titre européen des EuroGames 2025 à Lyon réservés à la communauté LGBT après avoir dominé les États-Unis en finale. Cette performance sportive s'est déroulée sur fond de controverse diplomatique qui a marqué l'ensemble de la compétition.
Dès la cérémonie inaugurale, les tensions se sont cristallisées autour de l'absence du drapeau israélien lors du défilé des nations. Cette omission, perçue comme délibérée par la délégation, a jeté un froid sur la participation de l'équipe.
Patrick Noah, membre de la sélection israélienne, n'a pas mâché ses mots : "Rien n'est plus blessant pour un sportif que de constater qu'il n'est pas désiré sur le terrain." L'athlète a dénoncé une violation des principes fondamentaux du mouvement sportif international, évoquant un manquement aux valeurs d'universalité et de respect mutuel.
Loin de se laisser déstabiliser, les volleyeurs israéliens ont transformé cette mise à l'écart en moteur de performance. Arborant des badges de soutien aux otages retenus dans la bande de Gaza, ils ont enchaîné les succès face aux formations européennes majeures.
Leur route vers la finale les a menés à battre successivement la France, l'Allemagne, la Belgique, la Grèce, les Pays-Bas et le Royaume-Uni, avant de triompher des Américains dans un match décisif qui leur a offert leur deuxième couronne continentale en trois éditions.
La rencontre ultime s'est disputée dans une ambiance particulièrement tendue. Tandis que des cris hostiles résonnaient depuis une partie des gradins, la communauté juive lyonnaise avait massivement répondu présent pour manifester son soutien aux joueurs israéliens.
"Cette provocation nous a galvanisés", a analysé Noah après la victoire. "Quarante-huit heures d'effort intense, de souffrance physique, mais surtout d'orgueil national."
Au moment de la remise des médailles, les champions ont eux-mêmes déployé leur drapeau national, répondant ainsi de manière éclatante à leur mise à l'index initiale.