Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a livré aujourd’hui une déclaration particulièrement virulente contre Israël et ses opérations en Syrie, une nette escalade rhétorique de la part d’Ankara. Ce n’est pas la première fois que les propos turcs flirtent avec la menace directe, même si la prudence reste de mise pour ne pas franchir certaines lignes rouges.
« Ankara considère toute tentative de division de la Syrie comme une menace et envisage une intervention. L’intérêt de Netanyahu est de plonger le Moyen-Orient dans le chaos, ce que nous, pays régionaux, ne laisserons pas faire », a-t-il affirmé. Selon lui, Israël mène une politique qui affaiblit la région et la maintient dans un état de désordre permanent.
Le président turc Recep Tayyip Erdoğan, principal porte-voix des critiques les plus dures à l’encontre d’Israël, avait déjà tenu des propos exceptionnels il y a quelques mois : « Que cela serve à un réveil et à l’unité de l’islam. Qu’Allah soit notre aide. Bien sûr, nous savons ce qui se passe en Palestine. Qu’Allah détruise Israël sioniste. Nous verrons tous ce qui se passe et nous serons unis. »