Le bureau du Premier ministre Benyamin Netanyahou a fermement démenti samedi soir les accusations portées par une enquête du New York Times, selon laquelle il aurait délibérément fait échouer un accord pour la libération des otages détenus à Gaza au profit de sa survie politique.
"Le Premier ministre ne se souciait pas de sa survie politique, mais de la survie et de l'avenir de l'État d'Israël", a déclaré le bureau dans un communiqué officiel. La déclaration précise que "les désaccords avec les hauts responsables sécuritaires découlaient de divergences d'ordre politique, et non de considérations de coalition".
Des objectifs militaires "inutiles" selon l'enquête
L'investigation du quotidien américain, publiée vendredi, dresse un portrait accablant de la gestion des négociations par Netanyahou. Selon les journalistes, le Premier ministre aurait systématiquement contrecarré les options visant à mettre fin rapidement aux combats, préférant étendre les opérations à de nouveaux théâtres.
L'enquête affirme qu'à des moments cruciaux des négociations de cessez-le-feu, Netanyahou a soudainement fixé des objectifs militaires que les services de sécurité jugeaient non essentiels au regard du prix que pourraient payer les otages. La prise de Rafah figure parmi ces objectifs qualifiés d'"inutiles" par les sources sécuritaires.