Contrairement à ce qu'avait estimé le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique -AIEA- Rafael Grossi, un haut responsable israélien a affirmé, ce soir, au New York Times que l’Iran n’avait pas évacué son uranium enrichi avant les frappes israéliennes et américaines du mois dernier, et que ces stocks ont survécu aux frappes menées contre plusieurs sites nucléaires iraniens et sont désormais ensevelis sous les décombres du site d’Ispahan. Ils avaient été enfouis dans un site trop profond pour avoir été atteint, même par les bombes les plus puissantes des États-Unis.
Selon le haut responsable israélien, les préparatifs de ces attaques ont débuté fin 2024, après que le renseignement israélien a détecté un regain d’activité dans le programme nucléaire iranien, peu après l’élimination de Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah.
Les frappes israélo-américaines ont visé plusieurs sites stratégiques. Selon des experts occidentaux, quelque 18 000 centrifugeuses situées à Natanz et Fordo auraient été gravement endommagées ou détruites. Les Américains et les Israéliens cherchent désormais à évaluer le temps qu’il faudra à l’Iran pour reconstruire ces infrastructures.
L’accès à l’uranium enrichi à 60 % reste crucial pour l’Iran, qui doit encore l’enrichir jusqu’à 90 % pour produire une bombe nucléaire. Avant les frappes, les experts estimaient que cette étape ne prendrait que deux semaines. Selon les informations disponibles, les tentatives pour récupérer l’uranium enseveli à Ispahan n’en sont qu’à leurs débuts.
Toutefois, ces efforts devraient être difficiles à dissimuler aux satellites occidentaux, qui surveillent étroitement la zone. Si l’Iran tente d’extraire son uranium, l’opération sera probablement détectée rapidement, laissant à Israël et aux États-Unis le temps de préparer d’éventuelles nouvelles frappes.
La source israélienne ajoute que d’autres stocks d’uranium pourraient être encore présents sur les sites de Fordo et Natanz, également frappés lors de l’attaque.