Alors que les tensions persistent au sein du cabinet sécuritaire et que le débat public s’intensifie sur la nécessité de poursuivre les opérations militaires à Gaza, le chef d’état-major, le général Eyal Zamir, a défendu ce mercredi soir l’action de Tsahal, qualifiant les attaques contre l’armée d’« accusations infâmes ».
Prenant la parole lors de la cérémonie de fin d’études du Collège de sécurité nationale, en présence du président Itshak Herzog et du ministre de la Défense Israel Katz, il a affirmé que la guerre contre le Hamas était « l’une des plus complexes et difficiles de l’histoire d’Israël ». Selon lui, la puissance militaire déployée dans la bande de Gaza a permis d’affaiblir significativement le Hamas et de créer les conditions favorables à un accord pour la libération des otages.
Sans nommer directement les ministres critiques, référence à Bezalel Smotrich et Itamar Ben Gvir, le chef d’état-major a dénoncé les tentatives visant à « affaiblir Tsahal » et a rejeté les doutes exprimés quant à la moralité des opérations : « L’armée agit uniquement selon des considérations professionnelles, dans le respect des objectifs fixés par le gouvernement. »
Concernant l’opération en Iran, il a assuré qu’elle n’avait pas détourné l’attention de Gaza : « Nos soldats se battent avec courage et détermination pour ramener les otages et vaincre l’ennemi. Une véritable stratégie doit puiser ses enseignements à tous les niveaux du commandement. »
De son côté, le président Herzog a appelé à saisir « un moment historique » pour la région. Soulignant les succès militaires contre l’Iran et ses alliés, il a plaidé pour que la victoire militaire ouvre la voie à une nouvelle réalité stratégique : « Le véritable triomphe viendra le jour où nous transformerons nos succès militaires en percée diplomatique, avec la normalisation de nos relations avec davantage de pays arabes, de la Syrie à l’Arabie Saoudite. »

« Le véritable triomphe viendra le jour où nous transformerons nos succès militaires en percée diplomatique»
Il a également insisté sur l’urgence de libérer les otages : « Ramener chaque otage est une obligation morale et un impératif stratégique. C’est un message au cœur de notre résilience nationale. Israël ne les abandonnera pas. »
