La commission d'éthique de la Knesset a décidé ce mercredi de suspendre le député Ofer Cassif (Hadash-Ta'al) pour une période de deux mois, en raison de dizaines de déclarations accusant Israël de "génocide à Gaza" et les soldats de Tsahal de "crimes de guerre".
Cette sanction, qui s'accompagne d'une suspension de salaire de deux semaines, exclut le député de toutes les séances plénières et commissions parlementaires. Elle intervient alors que son collègue de parti Ayman Odeh fait face à une procédure de destitution pour des déclarations similaires.
Parmi les déclarations de Cassif - seul député juif de son parti - citées par la commission d'éthique figurent des accusations particulièrement calomnieuses. Le parlementaire a notamment affirmé lors des funérailles d'un réserviste tué au Liban qu'il doit "être félicité pour avoir assassiné un Palestinien de 40 ans alors qu'il cueillait des olives sur ses terres et pour avoir cherché à se venger et à assassiner autant d'enfants et de femmes que possible à Gaza".
Il a également déclaré que "le gouvernement israélien commet un génocide et un nettoyage ethnique, et que tous ses membres doivent être jugés", tout en appelant à recourir à la Cour pénale internationale de La Haye contre Israël.
Cette sanction s'inscrit dans un contexte plus large de tensions avec le parti arabe Hadash-Ta'al. Ayman Odeh, autre député de ce parti, fait actuellement l'objet d'une procédure de destitution approuvée le mois dernier par la commission de la Knesset par 14 voix contre 2. Tous les représentants des partis de la coalition ont voté en faveur de cette destitution, rejoints par ceux d'Israël Beiteinu, de Yesh Atid et du Camp de l'État. Le vote final à la Knesset devrait intervenir dans les trois semaines, nécessitant une majorité spéciale de 90 députés sur 120.