Bilal Nassara, 27 ans, Arabe israélien originaire de Rahat a conclu avec l'Etat un accord de plaider-coupable après avoir planifié l'assassinat du ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir. Il sera condamné à onze ans et demi de prison.
Plus d'un an après la révélation de cette affaire, l'État a finalisé mercredi un accord de plaidoyer avec le dernier accusé de cette cellule terroriste. Nassara a reconnu les faits reprochés dans l'acte d'accusation et a été déclaré coupable de complot et d'aide à l'ennemi en temps de guerre, d'actes de terrorisme armés et de tentative d'actes terroristes.
Un projet d'organisation djihadiste ambitieux mais défaillant
Selon l'acte d'accusation modifié, Bilal Nassara a commencé à planifier ses activités en 2023, après avoir visionné une vidéo sur la situation à Gaza qui a attisé sa colère contre Israël. Il a alors décidé de créer une organisation terroriste avec pour objectif de "porter atteinte aux soldats et aux citoyens du pays afin de compromettre la sécurité de l'État".
L'accusé a fondé cette organisation avec Akram Amer, un habitant de Tulkarem. Exploitant sa citoyenneté israélienne, sa maîtrise de l'hébreu et sa connaissance du pays, Nassara estimait pouvoir créer "une organisation de qualité" dont l'objectif était "la guerre djihadiste pour libérer Al-Aqsa et les territoires des mains des Juifs".
Malgré ses ambitions, la cellule n'a jamais réussi à s'équiper. Bilal Nassara a tenté d'entrer en contact avec des éléments du Hamas pour obtenir des financements et des formations, évoquant même la possibilité de lever des millions de shekels. Il a essayé d'acheter des armes - fusils M16, grenades et munitions - et a conclu un accord avec ses associés pour produire indépendamment des explosifs improvisés et des lance-roquettes, mais toutes ces tentatives ont échoué.
Un plan d'attaque complexe à Kiryat Arba
L'organisation préparait notamment une attaque combinée à Kiryat Arba, lieu de résidence du ministre Ben Gvir. Le plan était conçu en trois phases :
Première phase : Déploiement d'un réseau d'engins explosifs dans toute la localité, les terroristes devant se faire passer pour des vendeurs de légumes.
Deuxième phase : Fusillade visant à tuer le plus grand nombre d'habitants possible, incluant l'assassinat du ministre Ben Gvir à l'aide d'un RPG.
Troisième phase : Activation du réseau d'explosifs lors de la fuite pour maximiser les victimes parmi les civils et les forces de sécurité accourant sur place.