Dans un entretien accordé à N12, Amir Alon, ancien membre de la délégation israélienne à l’Eurovision, affirme que les diffuseurs publics italiens et allemands ont menacé de se retirer du Concours Eurovision de la chanson si Israël venait à être exclu sans justification légale claire.
L'Italie et l’Allemagne se rangent fermement aux côtés du diffuseur public israélien KAN, estimant qu’aucune éviction ne saurait être tolérée sans base juridique fondée — un argument que KAN lui-même met en avant pour se défendre.
KAN soutient respecter scrupuleusement les règlements de l’Union européenne de radiotélévision (UER) et insiste sur son indépendance éditoriale vis-à-vis du gouvernement israélien. Une position que l’UER a d’ailleurs confirmée dans une déclaration officielle à l’issue de sa dernière assemblée générale. Cette situation distingue le cas israélien de celui de la Russie et du Bélarus, dont les diffuseurs avaient été exclus pour avoir servi de relais à la propagande gouvernementale.
Amir Alon explique : « Tant que la guerre à Gaza se poursuit et que les images du conflit parviennent au public européen, des pays comme l’Italie et l’Allemagne auront du mal à défendre Israël sur la scène publique. Ces deux nations, parmi les plus importants contributeurs financiers du concours, sont en communication directe avec l’UER et soutiennent KAN. Si ce dernier devait être exclu, elles ont menacé de quitter également la compétition — un scénario que l’UER souhaite éviter à tout prix. »
L’évolution du conflit jouera donc un rôle déterminant dans l’avenir de la participation israélienne. Si les hostilités prennent fin d’ici décembre, date prévue de la prochaine assemblée générale de l’UER, Israël devrait être autorisé à concourir normalement. En revanche, si la guerre perdure, même les pays alliés pourraient peiner à maintenir leur soutien public.