Cette commission était dirigée par Yaakov Nagel et composée de 12 membres choisis par le ministre des Finances Smotrich, le ministre de la Défense de l'époque Gallant et le Premier ministre Netanyahou. Une fois nommée, la commission a travaillé de manière totalement indépendante.
La commission a remis ses conclusions ce lundi au Premier ministre, au ministre des Finances et au ministre de la Défense. Elle y formule plusieurs recommandations.
- Passer d'une approche de ''défense'' à une approche de ''prévention'' tout en renforçant les capacités de réponse immédiate et parfois même disproportionnée, ainsi qu’en créant une préparation à la guerre préventive et aux frappes préventives. Il est également écrit qu'à la lumière des événements du 7 octobre, il faut procéder à une « gestion des risques », c'est-à-dire prendre la marge d'erreur minimale autorisée dans n'importe quel secteur, et qu'il n'est pas possible de se fier uniquement aux alertes des services de renseignement
- La commission recommande, par ailleurs, de revoir l'organisation entre l'échelon politique et l'échelon militaire estimant que le premier n'a pas suffisamment de poids. Son influence se concentre sur des domaines très limités, dans des domaines convenus à l'avance et à des stades tardifs où elle est déjà marginale. La commission souligne qu'il est difficile pour l'échelon politique mais aussi pour le conseil de sécurité nationale de s'opposer aux plans présentés en l'absence d'outils adaptés.
- La menace centrale pour la sécurité d'Israël est l'Iran, c'est ce que souligne la commission Nagel. L'élection du président Trump crée, pour la première fois, le potentiel pour "un changement fondamental et un traitement visant à éliminer ou à réduire considérablement la menace iranienne", estime la commission.
