Par ailleurs, Israël créera une fermeture au sud, à la frontière entre Gaza et l'Egypte afin d'empêcher la renouvellement de la force des éléments terroristes dans la Bande de Gaza. Cette fermeture sera mise en oeuvre dans le cadre d'une coopération avec l'Egypte et avec l'aide des Etats-Unis et se concentrera sur les moyens d'empêcher les contrebandes depuis l'Egypte à la surface de la terre et sous la terre, y compris au niveau du passage de Rafah.
Israël aura le contrôle sécuritaire de tous les territoires à l'ouest du Jourdain, y compris à Gaza pour prévenir tout renforcement des éléments terroristes en Judée-Samarie et dans la Bande de Gaza et éliminer toute menace contre Israël.
La Bande de Gaza sera totalement démilitarisée, y compris pour tout ce qui concerne le maintien de l'ordre. Cette mission incombera à Israël.
Sur le plan civil, la gestion civile sera basée autant que possible sur des acteurs locaux qui possèdent une expérience dans ce domaine. Ces acteurs ne devront pas avoir été affiliés avec des Etats ou des groupes qui soutiennent le terrorisme et ne recevront pas de salaire de ces derniers.
Un programme de déradicalisation des institutions religieuses, éducatives et sociales de la Bande de Gaza sera promu. Il sera mis en oeuvre, dans la mesure du possible, avec l'aide d'Etats arabes qui ont déjà une expérience dans ce domaine sur leur territoire.
Israël va oeuvrer pour la fermeture de l'UNRWA dont les membres ont été impliqués dans le massacre du 7 octobre et dont les écoles ont éduqué au terrorisme et à la destruction d'Israël. Israël agira pour remplacer l'UNRWA par des agences d'aide humanitaire internationales responsables.
La reconstruction de la Bande de Gaza ne sera possible qu'après l'achèvement de la phase de démilitarisation et le début de celle de déradicalisation. Cette reconstruction sera financée par des Etats qui auront obtenu l'aval d'Israël.
- Sur le long terme. Israël rejette catégoriquement tout diktat international sur un accord définitif avec les Palestiniens. Un tel accord ne sera obtenu que par des négociations directes entre les parties, sans conditions préalables.
Israël continuera à s'opposer à la reconnaissance unilatérale d'un Etat palestinien. Une telle reconnaissance après le massacre du 7 octobre serait une immense récompense, sans précédent, au terrorisme et empêchera tout accord de paix dans le futur.
Le document détaillant tous ces points a été remis à chacun des membres du cabinet en vue de débats sur le sujet.