Après Nir Barkat et Boaz Bismuth, aujourd'hui (dimanche), c'est le député Simha Rotman, le président de la commission des Lois qui a connu ces manifestations violentes.
Il était à l'université de Tel Aviv pour participer à un panel sur la réforme judiciaire. Dès l'annonce de sa participation, tout un groupe s'est organisé pour l'empêcher de s'exprimer, tout en scandant ''Dé-mo-cra-tie''....
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Le député n'a pu progresser vers la salle où se tenait le colloque qu'entouré par plusieurs policiers qui le protégeaient d'éventuelles attaques physiques.
L'un des manifestants s'est vanté sur un groupe whatsapp d'avoir réussi à lui sonner de la corne de brume dans l'oreille avant d'être écarté par la police: ''Je me suis approché et j'ai vu dans ses yeux qu'il avait peur'', s'est-il félicité.
A l'intérieur de la salle, les manifestants n'ont pas laissé Simha Rotman parler. Il leur a alors lancé: ''Vous n'avez pas d'arguments dont vous élevez la voix. Vous n'avez aucune chance sur le plan intellectuel donc vous vous comportez comme des voyous. Que faire, vous êtes limités, vous n'avez pas de capacités''.

Cette attaque du député a été montée en épingle et reprise par des associations de défense des personnes handicapées mentales qui y ont vu une insulte: ''Une limite a été franchie'', ont-elles estimé.
Lavi Naor, le porte-parole des associations d'handicapés, a qualifié le propos de Rotman de ''misérable''. ''Il est vraiment regrettable qu'un député présente un public venu manifester à l'université de Tel Aviv comme des personnes ''limitées'' (en hébreu, le même mot est employé pour décrire les personnes avec un handicap mental, ndlr) et ainsi porter atteinte à tout le public handicapé. C'est une honte pour tout notre parlement. Je l'appelle à revenir sur ses propos et à s'excuser auprès des handicapés, dont une partie a voté pour lui aux dernières élections''.


