La séance s'est ouverte par un discours du Premier ministre, Binyamin Netanyahou. ''Israël n'a pas de meilleur ami dans le monde que les Etats-Unis. Nous sommes heureux de cette amitié'', a déclaré Netanyahou avant de saluer le fait que la délégation qui accompagne McCarthy est composée de représentants des deux partis, témoignant que le soutien américain à Israël n'est pas une question partisane.

Netanyahou a évoqué la menace iranienne et a raconté en avoir parlé en tête à tête avec McCarthy: ''Nous ne laisserons pas l'Iran nous encercler avec un étau terroriste. Ni en Syrie, ni au Liban, ni en Judée-Samarie. Nous ne laisserons pas l'Iran s'installer à nos frontières et nous ferons tout pour l'empêcher de posséder l'arme nucléaire''. L'élargissement des Accords d'Avraham a aussi été à l'ordre du jour de la rencontre préalable entre les deux hommes: ''Je suis persuadé que sur ce sujet aussi, l'élargissement du cercle de paix, nous pourrons réussir avec l'aide des Etats-Unis'', a déclaré Netanyahou à la tribune de la Knesset.
Le Premier ministre s'est aussi exprimé sur la réforme judiciaire avec en fond, les critiques sévères de l'administration Biden et le refus de ce dernier de recevoir le chef du gouvernement israélien à la Maison Blanche. Netanyahou a déclaré en anglais puis en hébreu: ''Mes amis sont décidés à parvenir au consensus le plus large possible au sujet de la réforme judiciaire qui est au coeur du débat en Israël''.
Puis il a ajouté: ''La majorité des citoyens israéliens comprennent qu'il est nécessaire de réformer le système judiciaire afin de rétablir l'équilibre souhaité entre les pouvoirs, comme dans toute démocratie. C'est ce qu'ont exprimé les électeurs qui ont accordé une majorité de 64 mandats à la coalition que je dirige. Nous avons vu ce soutien, jeudi dernier, lors de la grande manifestation à laquelle ont participé des centaines de milliers de personnes à Jérusalem. En face, nous voyons des manifestations régulières. C'est la preuve d'une démocratie bien vivante. Nous nous dirigeons vers un accord entre tous les partis sur ce sujet, qui est important pour l'avenir de notre démocratie. J'ai toujours appelé au dialogue. Je crois qu'avec de la bonne volonté de la part de toutes les parties, nous pouvons parvenir à un accord''.

