A Tel Aviv, a été projeté sur les écrans géants, un message vidéo du Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, qui tenait à apporter son soutien aux protestataires. Dirigeant du parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et président de l'internationale socialiste, Sanchez a déclaré: ''Chers Israéliens, nous, à l'internationale socialiste, nous sommes toujours battus pour la liberté, l'égalité, la justice et la démocratie. Malgré cela, et beaucoup d'entre vous le savent, ce sont des valeurs que nous ne pouvons pas tenir pour acquises et que nous devons quotidiennement promouvoir et défendre. Aujourd'hui, comme toujours, l'internationale socialiste témoigne sa solidarité avec les Israéliens. Chers amis, vous nous trouverez toujours à vos côtés dans la lutte pour la démocratie''.

Cette démarche du chef du gouvernement espagnol est inédite. Aucun chef de gouvernement ou d'Etat n'a encore participé activement à la protestation, malgré les réticences qu'ils - Olaf Schulz, Emmanuel Macron, Joe Biden - ont pu émettre face au projet de réforme du gouvernement.
Cette ingérence n'a pas été du goût du ministre israélien des Affaires étrangères qui a tweeté: ''Les opposants à la réforme n'ont aucune limite, même pas celle de l'atteinte au statut international d'Israël. Aucun responsable étranger ne décidera pour le public israélien et je suis certain que Sanchez n'en a pas l'intention. En tant que soutien à la réforme, je n'ai aucun doute qu'elle renforcera la démocratie et équilibrera les rapports entre les pouvoirs''.
Par ailleurs, le président du barreau israélien, Me Amit Bahar, a prononcé un discours ce soir lors de la manifestation à Tel Aviv. Il y a exprimé ses inquiétudes après le discours du ministre de la Justice, Yariv Levin, jeudi soir à Jérusalem, pendant la manifestation de soutien à la réforme.

