Les chefs de l'opposition - Yaïr Lapid, Benny Gantz, Avigdor Liberman et Merav Mihaeli - se sont réunis cet après-midi et ont publié une position commune concernant l'avancée de la législation en menaçant: ''L'unité du peuple commence par un dialogue sincère et tant que le processus législatif se poursuit, ce n'est que de la poudre aux yeux. Lorsque le compromis du Président sera présenté, nous l'étudierons et nous apprécions les efforts du Président pour parvenir à un dialogue. Nous ferons tout pour empêcher le vote de ces lois et si, par malheur, nous arrivions à la troisième lecture, nous ne coopérerons pas et nous boycotterons le vote à la Knesset. A la place de cet ensemble de lois folles, la bonne alternative est la mise en oeuvre d'un dispositif constitutionnel complet et équilibré qui renforcera la séparation entre les pouvoirs avant la rédaction d'une Consitution''.
Par la suite, Benny Gantz, a proposé à Netanyahou de suspendre le processus législatif jusqu'à la fin du Ramadan: ''Nous n'avons pas le droit de sombrer dans une crise constitutionnelle en pleine crise sécuritaire. Ce serait une récompense au terrorisme'', a-t-il déclaré en ouverture de la réunion hebdomadaire de la faction Hama'hané Hamamla'hti à la Knesset.

Puis, il s'est interrogé: ''Où voulons-nous en venir? A des cérémonies de Yom Hazikaron qui déchireront les frères des familles endeuillées dans les cimetières? A une cérémonie des flambeaux boycottée par la moitié du peuple? Si nous n'arrêtons pas tout et que nous ne parlons pas, c'est hélas ce qui risque d'arriver''.
Il a énoncé des conditions au dialogue:
- ''Nous n'accepterons pas une politisation du système judiciaire et il n'y aura pas de contrôle politique exclusif sur la nomination des juges et des contre-pouvoirs"
- "Une loi fondamentale sur la législation tout en préservant la critique juridique''
- ''S'occuper des sujets qui aideront les citoyens et pas seulement le pouvoir en place''
Il a affirmé qu'il ne transigerait pas sur ces points.

