L’usage répandu de la langue française a été mis en avant par l’État d’Israël et même par le Yichouv, notamment par David Ben Gourion, qui au cours des années précédant la création de l’État juif tentait de s’assurer le soutien et la reconnaissance de la France. Israël n’a cependant jamais fait partie des institutions de la francophonie.
IsraelValley publie cet article ci-dessous très intéressant mais, franchement, le fait qu’Israël ne fasse toujours pas partie de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), démontre amplement que cette organisation est pourrie.
Très peu de personnes osent le dire : l’OIF souffre d’antisionisme primaire.
En , Yehuda Lancry, ambassadeur d’Israël en France, obtient l’accord du ministre des Affaires étrangères du gouvernement d’Yitzhak Rabin, Shimon Pérès, pour enclencher la procédure d’adhésion. Israël réussit à s’accorder le soutien de la France, qui organise notamment une enquête sur la francophonie en Israël en 1994.
Cependant, le Liban, dont le Sud est à l’époque occupé par Israël, s’oppose à l’adhésion qui requiert l’unanimité des membres. Même depuis l’évacuation du sud du Liban par Israël, le Liban continue à s’opposer à l’adhésion d’Israël.
Parallèlement à ces efforts, plusieurs appels de la société civile ont été lancés en faveur de l’adhésion d’Israël à la francophonie. En 2007, le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) a ainsi pris l’initiative de demander à des personnalités politiques de soutenir l’entrée d’Israël dans la francophonie. Plusieurs candidats à l’élection présidentielle française de 2007 l’ont soutenue, dont François Bayrou, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, ou d’autres personnalités, comme Bernard Pivot.
Israël a toutefois le statut de membre associé de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF).
