Hier encore, le ministre des Affaires étrangères, l'a désavouée alors qu'il se trouvait sur le terrain des hostilités, aux frontières de l'Ukraine.
En outre, l'ambassade d'Ukraine en Israël avait annoncé avoir porté plainte devant la Cour suprême contre ce plan de la ministre de l'Intérieur.
Les conditions d'entrée en Israël pour les réfugiés ukrainiens non bénéficiaires de la loi du Retour ont donc été assouplies. La ministre l'a annoncé lors d'une conférence de presse à l'aéroport Ben Gourion : les réfugiés qui possèdent de la famille en Israël ne seront pas décomptés dans le quota. "Nous n'annulons pas les quotas. Le peuple juif a été pourchassé et nous comprenons ce que vivent ces réfugiés. Nous ouvrons notre coeur à ceux qui ne peuvent pas bénéficier de la loi du Retour mais nous ne pouvons pas ouvrir les portes à tout le monde''.
Elle a, par ailleurs, insisté sur le fait qu'Israël était avant tout le foyer du peuple juif et que ses efforts étaient d'abord fournis envers ceux qui arrivent en vertu de la loi du Retour.
Pour justifier son revirement, la ministre a invoqué l'accord existant en l'Ukraine et Israël concernant les visas d'entrée sur le territoire israélien. ''Si nous ne laissons pas entrer les personnes qui ont de la famille en Israël, nous contrevenons à cet accord'', a ainsi expliqué un cadre du ministère de l'Intérieur.

L'instant que nous vivons nous oblige à tendre la main

