Lech Kaczyński, le président du parti au pouvoir en Pologne, Droit et Justice, a fait passer un message à Israël faisant part de la volonté des dirigeants polonais de mettre fin à la crise diplomatique entre les deux pays et de rétablir des relations normales avec Israël. Il a même invité le ministre des Affaires étrangères Gaby Ashkenazy à se rendre en visite en Pologne mais cela ne s'est pas encore fait en raison de la fermeture de cieux. Varsovie a même proposé que cette sortie de crise s'accompagne d'un renforcement de la coopération entre les deux pays dans le domaine économique, sanitaire, énergétique, scientifique et culturel. Comme on les comprend...
A Jérusalem, on montre la même volonté tout en se disant inquiet d'un nouvel incident lié à la mémoire de la Shoah qui se déroule actuellement: un tribunal polonais a condamné deux historiens polonais de la Shoah de présenter des excuses auprès d'une polonaise de 81 ans qui les a accusés d'avoir calomnié sa tante dans l'un de leurs livres, l'accusant d'avoir collaborer à l'entreprise d'extermination des Juifs. Cette affaire agite la société polonaise et surtout le parti au pouvoir qui considère la question de la collaboration de nombreux citoyens polonais avec les nazis comme "une offense faite à la Pologne".
