
Les réactions sont très nombreuses à droite après la révélation par le journaliste Amit Segal d'un scandale d'Etat lié au dossier 2000 dans lequel le Premier ministre est impliqué. Le journaliste a publié des écrits dans lesquels l'ancien Procureur de l'Etat Shaï Nitzan, à la réputation déjà bien entachée, avait décidé de couvrir des irrégularités et des infractions commises par la police dans ce dossier, au motif que leur publication pourrait "rendre service à qui s'attaquent au système judiciaire", autrement dit à Binyamin Netanyahou. L'ancien procureur de l'Etat qualifiait notamment de "scandaleuse" l'attitude du commandant de la police de l'époque Rony Alsheikh dans ces enquêtes, mais refusait en même temps d'ouvrir une enquête car cela aurait servi selon lui les intérêts du Premier ministre!
Il s'agit d'une preuve supplémentaire de la manière arbitraire et impunie dont se comportent parfois les institutions judiciaires et d'application de la loi, et notamment dans les dossiers liés au Premier ministre. Ceux qui crient "démocratie" et "Etat de droit" à longueur de journée sont précisément ceux qui les piétinent et les révélations qui se suivent ne font que confirmer que la guilde judiciaire est devenue un Etat dans l'Etat.
Le Premier ministre Binyamin Netaynahou a fait publier le communiqué suivant : "Choquant ! Amit Segal a lancé lundi soir une 'bombe atomique' et a prouvé, à travers une correspondance entre officiers de police et le Parquet que les dossiers concernant le Premier ministre ont été fabriqués au moyens d'infractions pénales avec obstruction aux enquêtes".
Photo Yonatan Sindel/Flash90Le ministre de la Sécurité intérieure Amir Ohana, ancien ministre de la Justice a écrit : "Il est triste de constater que la corruption qui sévit au sein des institutions censées faire respecter le droit n'est pas seulement un sujet de série télévisée mais fait partie de la vrai vie. Ce sont des institutions qui ont placé un agenda politique devant le devoir de vérité. Seule une action conjuguée de la Knesset et du gouvernement pourra apporter les corrections nécessaires à ce problème. Mais hélas, une partie des membres de la coalition n'est pas prête à cela et certains agissent comme des chefs de syndicats du système" (allusion au ministre de la Justice Avi Nisenkorn, ancien président de la Histadrout).


