Cette atmosphère empoisonnée prend encore plus de relief lorsque l'on sait que le conseiller juridique du gouvernement, Avihaï Mandelblit, celui qui a mis Binyamin Netaynahou en examen, est lui-même actuellement au coeur d'une tourmente due à des enregistrements compromettants, dont certains sont maintenus en secret par la Cour suprême, sur des conversations qu'il a eues avec Gaby ASshkenazy à propos de l'Affaire Harpaz. Cette affaire "qui sent mauvais" mais qui semble entourée d'un cordon protecteur rajoute à la défiance d'une partie croissante de la population dans le système judiciaire qui dénonce une absence de transparence et d'équité.
Depuis quelques jours, des proches de Binyamin Netanyahou tirent à boulets rouges sur le conseiller juridique du gouvernement, sur le système judiciaire mais aussi sur les grands médias, accusés de vouloir à tout prix arracher une photo "historique" de Binyamin Netanyahou assis sur le banc des assurés.

Dimanche matin, le Mouvement pour la Probité du Pouvoir a lancé une campagne d'affichages dans la région de Tel-Aviv sous le slogan "Israël a honte", et le mouvement des "Drapeaux noirs" prépare un rassemblement au moment où débutera le procès. Yaïr Lapid, chef de Yesh Atid-Telem a décrit ce jour comme "le plus sombre de l'histoire de la démocratie israélienne" et son compagnon politique Ofer Shelah a dénoncé "la chorale des soutiens du Premier ministre qui ne reculent devant aucune menace" et accusé Binyamin Netanyahou *d'être prêt à tout détruire sur son passage pour sauver sa peau".

