Les frappes menées par Tsahal et les États-Unis dans le cadre de leur guerre contre l’Iran ont infligé de lourds dégâts au programme nucléaire de Téhéran. Toutefois, une nouvelle révélation diffusée jeudi soir par le blog de renseignement Intelli Times, et relayée par N12, indique que ces opérations ont également visé des éléments liés au développement d’armes non conventionnelles : têtes de guerre à charge nucléaire improvisée (« bombe sale »), armes chimiques et biologiques.
D’après l’analyste du renseignement Ronen Solomon, l’armée de l’air israélienne a détruit le centre « Shahid Meisami » situé à Karaj, relevant de l’organisation SPND – bras central du régime iranien chargé du développement d’armes avancées. Loin de se limiter à un rôle de laboratoire défensif, le centre menait des recherches dites « duales », permettant à l’Iran de produire des agents de guerre particulièrement meurtriers, dont des neurotoxines comme le gaz sarin et le Novitchok – ce dernier ayant été utilisé par le passé dans des tentatives d’assassinat ciblées d’opposants politiques.
Selon les documents liés aux sanctions internationales, le centre dépendait officiellement de l’unité iranienne de guerre chimique. En réalité, il constituait un maillon essentiel dans la chaîne de production de têtes de guerre non conventionnelles.
Parallèlement, durant le conflit en cours, l’Iran a testé un nouveau missile équipé d’ogives à fragmentation, que les experts estiment potentiellement capable, à terme, d’emporter des charges chimiques létales.