De nouvelles données révélées ce mercredi au sein de l'Autorité nationale de l'énergie, lors de la visite du Premier ministre Binyamin Netanyahu sur l'oléduc trans-israélien à Ashkelon, attestent que durant les douze jours de conflit armé contre l'Iran, le secteur énergétique israélien a relevé le défi avec brio, déjouant toutes les appréhensions relatives à une pénurie d'approvisionnement en carburant et en électricité.
Le Premier ministre et le ministre de l'Énergie ont salué le fonctionnement exemplaire du secteur énergétique, les craintes de scénarios catastrophiques d'obscurcissement et de pénurie de combustibles s'étant finalement avérées infondées. Cette performance remarquable intervient alors même que le conflit avec l'Iran a occasionné des dommages considérables au front intérieur israélien, avec notamment la mise hors service de la raffinerie Bazan à Haïfa et l'arrêt de plateformes gazières.
À l'exception d'incidents ponctuels d'endommagement de lignes électriques, rapidement réparés, aucun citoyen israélien n'a ressenti la moindre pénurie d'approvisionnement en électricité, carburant, gaz de cuisine ou eau potable.
Le gaz naturel représentant approximativement 70% de la production électrique nationale, l'arrêt de deux des trois plateformes gazières israéliennes sur recommandation du commandant de la marine constituait un défi majeur. En substitution au gaz naturel, les autorités ont eu recours au diesel et au charbon comme matières premières alternatives.
Par ailleurs, dès les premiers jours du conflit, un missile s'est abattu sur les installations de la société Bazan, interrompant ses activités. Cette entreprise raffine la majeure partie du carburant automobile national ainsi que les combustibles destinés à d'autres secteurs industriels, le potentiel de dommage était donc considérable. Néanmoins, grâce à une gestion calculée des réserves nationales de carburant, conjuguée à des mesures d'importation rapides, tandis que les habitants de Téhéran fuyaient la capitale en raison de pénuries de carburant, les automobilistes israéliens ont pu continuer à circuler normalement.
Dans ce contexte, les équipes de l'oléoduc trans-israélien ont assumé une mission vitale. Travaillant sans relâche, parfois sous la menace directe d’attaques, elles ont continué à accueillir des navires pétroliers et à assurer la continuité de l’approvisionnement énergétique du pays. Les employés ont opéré en mer 24 heures sur 24, dans des conditions de danger réel, guidés par un sens profond de responsabilité nationale.
« Grâce à votre action, le secteur énergétique a continué de fonctionner sans faille pendant la guerre », a salué le ministre de l'Energie et des Infrastructures Eli Cohen, ajoutant que « cette réussite est le fruit d’une préparation rigoureuse et de l’engagement sans faille de l’ensemble des professionnels du secteur énergétique, œuvrant jour et nuit au service des citoyens d’Israël. »