En dépit des défis engendrés par la guerre, l’économie israélienne a su faire preuve d’une remarquable résilience.
Le taux de chômage a poursuivi sa tendance à la baisse, atteignant 3 % à la fin de l’année, et s’est maintenu à un niveau historiquement bas au cours du premier semestre 2025. Le taux d’emploi, qui s’élevait à 60,8 % en mai 2025, reste légèrement inférieur à celui observé avant le déclenchement du conflit (61,2 %), tandis que la croissance des salaires a ralenti sans toutefois s’inverser.
Cependant, cette reprise ne s’est pas manifestée de manière homogène dans tous les secteurs. Le secteur de la construction, en particulier, a continué de subir les conséquences du conflit : le taux de postes vacants y a grimpé à 10,1 % en janvier 2024, avant de redescendre à 9,4 % en fin d’année, puis à 9 % en mai 2025 – un niveau nettement supérieur aux 6,7 % enregistrés avant la guerre.
Concernant le télétravail, les disparités régionales observées en 2023 se sont maintenues en 2024. Les districts de Tel-Aviv et du Centre conservent les taux les plus élevés de travail à distance, avec Tel-Aviv en tête. À l’inverse, les régions du Nord, du Sud et de Haïfa restent en retrait. Cette tendance s’est maintenue malgré les évacuations de localités dans le nord du pays et l’escalade des combats au troisième trimestre de l’année.