Le Qatar a récemment transmis à Israël et au Hamas une version révisée de l’accord Witkoff en vue de parvenir à un cessez-le-feu temporaire et d’ouvrir la voie à des négociations sur la fin de la guerre. Cette initiative diplomatique, menée en coordination avec les États-Unis, comprend des ajustements mineurs au cadre initial et pourrait marquer une étape clé vers une désescalade durable.
Selon une source proche des discussions, le plan prévoit la libération de huit otages dès le premier jour du cessez-le-feu, suivie de celle de deux autres à la fin d'une trêve de 60 jours. Durant cette période, des pourparlers substantiels devraient s’engager entre les parties, avec pour objectif de poser les bases d’un accord global.
Le ministre israélien des Affaires stratégiques, Ron Dermer, s’est entretenu ces derniers jours à Washington avec des responsables américains de haut niveau, dont le secrétaire d’État Marco Rubio et le vice-président J.D. Vance. Il y a exposé les conditions israéliennes pour une sortie de conflit, tout en préparant la visite du Premier ministre Benyamin Netanyahou à la Maison-Blanche prévue lundi prochain.
Le président Donald Trump, qui a récemment mis fin au conflit de douze jours entre Israël et l’Iran, s’est personnellement engagé pour faire avancer un accord à Gaza. "Netanyahu veut mettre un terme à la guerre à Gaza. Je crois qu’un accord sera conclu dès la semaine prochaine", a déclaré Trump mardi, ajoutant qu’il comptait être "très ferme" avec le Premier ministre israélien.
L’administration américaine espère également avancer sur un plan pour "le jour d’après", définissant un modèle de gouvernance pour Gaza sans le Hamas, ainsi que des garanties de sécurité empêchant le mouvement islamiste de se reconstituer.