Alors que le pays traverse l’une des périodes les plus tendues de son histoire récente, l’administration peine à suivre. Le dernier rapport du Commissaire aux Plaintes Publiques dresse un constat alarmant : les plaintes contre le ministère de la Sécurité nationale ont bondi de 500 % en un an, passant de 226 en 2023 à 1 436 en 2024.
Ce chiffre, bien plus qu’une statistique, reflète une fracture grandissante entre l’appareil d’État et ses citoyens, dans un contexte de guerre intense depuis le déclenchement de l’opération Éveil du Lion contre l’Iran et ses relais régionaux.
La majorité des réclamations concerne l'obtention des permis de port d’armes — une demande en forte hausse chez les civils depuis octobre. Le traitement des dossiers est jugé lent, opaque, voire arbitraire. Fait notable : cinq plaintes sur six ont été reconnues comme fondées, mettant directement en cause la gestion ministérielle.