Le tribunal central de Lod a ordonné ce lundi la remise en liberté conditionnelle de trois des neuf suspects arrêtés samedi soir lors de violents incidents survenus dans le village de Kafr Mialik, dans la région de Binyamin en Judée-Samarie. La cour a rejeté la demande du parquet de prolonger leur détention de cinq jours, confirmant ainsi la décision du tribunal de première instance rendue dimanche.
« Preuves insuffisantes », selon la défense
Me Adi Kedar, avocat de l'organisation Honenu représentant les suspects, s'est félicité de cette décision tout en dénonçant le durcissement des conditions de libération. « Le tribunal de district, bien que conscient de la faiblesse des preuves, a néanmoins renforcé les conditions de remise en liberté, apparemment en raison de la pression médiatique », a-t-il déclaré à l'issue de l'audience.
L'avocat a appelé les forces de l'ordre à « ne pas exiger des preuves inexistantes » et à mener « une enquête appropriée sur tous les soupçons, y compris ceux dirigés contre les soldats concernant les blessures infligées aux civils ».
Un incident aux conséquences graves
L'incident en cause a éclaté dans la nuit de samedi lorsqu'un officier de Tsahal s'est rendu dans un avant-poste récemment établi sur le mont Hazor pour procéder à son évacuation.
L'armée affirme que les soldats présents sur les lieux ont été violemment frappés par des "jeunes des collines", l'un d'eux ayant même fait l'objet d'une tentative d'étranglement. Ils ont également été la cible de jets de pierres par ces extrémistes, qui s'en sont également pris aux véhicules militaires, crevant des pneus et tentant de les incendier. La situation a encore dégénéré après l'usage massif de gaz lacrymogènes et de grenades assourdissantes par les forces militaires.