Douze jours après le déclenchement de la confrontation directe entre Israël et l’Iran, un cessez-le-feu est entré en vigueur signant la conclusion d'un conflit inédit au Moyen-Orient. La campagne, sans précédent dans sa portée régionale et technologique, a bouleversé les équilibres militaires et diplomatiques dans la région.
Acquis israéliens sur le plan diplomatique et stratégique
Sur le plan diplomatique et stratégique, Israël a réussi à entraîner les États-Unis dans l’offensive, non seulement en défense mais également dans les frappes menées contre les installations nucléaires iraniennes, notamment le site fortifié de Fordo.
Fait notable : les proxys de l’Iran, dont le Hezbollah, les milices chiites d’Irak et les rebelles houthis du Yémen, sont restés quasiment inactifs. Le Hezbollah n’a tiré aucun missile, les milices irakiennes n'ont pas bougé, et les Houthis, qui bombardaient régulièrement Israël, n’ont lancé que deux missiles balistiques durant l’ensemble de la campagne.
Acquis israélien sur le plan militaire et résultats des attaques sur les installations nucléaires iraniennes
Sur le plan militaire, Israël a ciblé les trois principales installations nucléaires du pays : Natanz, Fordo et Ispahan. Bien que l’ampleur exacte des dommages reste à confirmer, les premières analyses font état de dégâts significatifs sur chaque site. Il n’est toutefois pas encore établi si les stocks d’uranium enrichi ont été atteints.
Des dizaines d'autres infrastructures liées au programme nucléaire ont été attaquées, notamment le siège central du programme nucléaire à Téhéran et des sites de production de centrifugeuses.
Par ailleurs, 15 scientifiques nucléaires de haut rang auraient été éliminés, parmi lesquels des figures de proue du groupe désigné par les renseignements israéliens comme la « cellule de l’arme ».
Outre la menace nucléaire, l'autre objectif de la guerre était de détruire les capacités balistiques de l'Iran. Là aussi, Israël peut revendiquer un succès certain. En effet, l’armée de l’air israélienne a détruit environ 65 % des sites de lancement de missiles balistiques sur le territoire iranien, ainsi que 800 à 1000 missiles avant leur lancement. Il resterait à l’Iran un stock de 1000 à 1500 missiles, soit moins de la moitié de son arsenal initial.
Les capacités de tir iraniennes ont été réduites de manière drastique : les unités de missiles à l’ouest du pays sont hors d’usage, contraignant l’armée iranienne à déplacer ses capacités vers le centre et l’est du pays et donc à rallonger la distance de tir pour atteindre le territoire israélien.
Par ailleurs, l'aviation israélienne a réussi à créer les conditions d'une maitrise totale du ciel iranien. Plus de 80 % des capacités de défense aérienne iranienne ont été neutralisées. Aucun avion israélien n’a été abattu, et aucun pilote n’a eu besoin d’être évacué depuis le territoire iranien. Plus de 80 batteries de missiles sol-air iraniennes ont été détruites.
Elimination des responsables militaires iraniens de haut rang
Israël a mené une série d’éliminations ciblées contre des responsables militaires iraniens de haut rang, dont :
Le commandant en chef des Gardiens de la Révolution
Le chef des forces armées
Le commandant de l’état-major d’urgence, ainsi que son successeur
Le chef de l’armée de l’air des Gardiens de la Révolution et plusieurs de ses adjoints
Deux hauts dirigeants de la Force Al-Qods : Izadi et Shahriari