C’est une bande d’eau de 50 kilomètres de large qui tient le monde en haleine. Le détroit d’Hormuz, coincé entre l’Iran et Oman, voit transiter chaque jour environ 20 % du pétrole mondial. Ce mince corridor maritime, vital pour l’approvisionnement en énergie de l’Asie, de l’Europe et des États-Unis, est aujourd’hui l’un des épicentres les plus explosifs de la planète.
Depuis les frappes américaines contre les sites nucléaires iraniens dans la nuit du 21 au 22 juin, l’Iran a prévenu qu’il ripostera au moment et à l’endroit de son choix. Parmi les options les plus redoutées par les analystes : une fermeture, même temporaire, du détroit d’Hormuz.
Ce n’est pas qu’une menace théorique. L’Iran dispose de moyens navals asymétriques – mines sous-marines, missiles antinavires, vedettes rapides – capables de paralyser le trafic dans ce goulot d’étranglement. Le simple fait d’en évoquer la possibilité suffit déjà à faire bondir les prix du brut et à agiter les marchés financiers.