À la suite de l’attaque sans précédent menée dans la nuit de samedi à dimanche contre ses principales installations nucléaires — Fordo, Natanz et Ispahan — l’Iran a tenté de relativiser l’impact de l’opération, en la qualifiant d’inefficace. Les médias locaux ont rapporté que seules deux galeries du site de Fordo, l’une servant d’entrée et l’autre de sortie, avaient été touchées, précisant que le complexe avait été évacué à l’avance. Selon les autorités iraniennes, aucun dommage irréversible n’aurait été infligé, et la poursuite du programme nucléaire ne serait pas compromise.
Dans une tentative de riposte sur le plan psychologique, l’agence de presse du régime a affirmé que « la peur et l’inquiétude étaient visibles sur le visage de Trump ». La propagande officielle cherche à dissuader Washington, en particulier le président américain, tenu pour responsable par Téhéran de l’escalade actuelle, tout en redonnant confiance à l’opinion publique intérieure après cette attaque de grande envergure. Un autre reportage, diffusé sur la télévision iranienne, a déclaré que tout soldat ou citoyen américain constituait désormais une cible légitime.
Malgré la gravité de la frappe américaine et les heures écoulées depuis, le Guide suprême iranien, Ali Khamenei, n’a toujours pas réagi publiquement. Une absence de réaction qui interroge, d’autant plus qu’elle intervient à un moment considéré comme critique pour la République islamique.