Le Premier ministre, Binyamin Netanyahou, a répondu ce jeudi soir aux questions de la journaliste Ayala Hasson sur Kan 11.
Réagissant aux propos du ministre de la Défense Israël Katz, qui a affirmé ce matin qu’« un homme comme Khamenei ne peut continuer à exister », le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a déclaré : « J’ai donné pour consigne qu’aucun responsable iranien ne bénéficie d’immunité. Au-delà de cela, il est préférable de laisser les actes parler d’eux-mêmes. »
Interrogé sur la possibilité d’un changement de régime en Iran, Netanyahou a précisé que ce n’était pas un objectif déclaré, mais une conséquence possible. « Notre but principal est l’élimination de la menace nucléaire iranienne, suivi de la neutralisation de l’arsenal balistique. Le régime pourrait vaciller dans ce processus, mais cela relève du peuple iranien. »
Le Premier ministre a expliqué que le moment choisi pour l’opération n’était pas anodin : « Nous avons brisé l’axe iranien. Le Hezbollah s'est effondré, Assad est tombé. Il ne restait plus que la menace nucléaire et les missiles balistiques. » Il a qualifié le lancement de l’opération de « moment historique » qui ne pouvait être repoussé à la génération suivante, « car elle n'aurait pas existé ».
Netanyahou a affirmé : « Cela fait quarante ans que je lutte contre la menace nucléaire. Dans le passé, je ne disposais pas de l’appui du système sécuritaire. Cette fois, ils me suivent tous. »
Concernant la coordination avec les États-Unis, il a souligné que Jérusalem n’a pas attendu de feu vert de Washington, tout en saluant l’aide défensive fournie par l’administration Trump : « Ils nous soutiennent admirablement. Des pilotes américains interceptent des drones à nos côtés. »
Il a accusé l’administration Biden d’avoir tenté de freiner l’action israélienne contre les « ramifications iraniennes ».
Quant aux étapes de la guerre, il s’est montré évasif : « Nous sommes en guerre, inutile de donner de calendrier. Nous frapperons tous les sites nucléaires. Nous en avons les moyens. »