Dans la nuit de jeudi à vendredi, l’armée de l’air israélienne a mené une attaque ciblée contre un réacteur nucléaire situé dans les environs d’Arak, à quelque 240 kilomètres à l’ouest de Téhéran. Ce site, considéré comme l’un des éléments les plus sensibles et stratégiques du programme nucléaire iranien, abrite un réacteur à eau lourde de type IR-40, dont la construction avait débuté en 2004.
Conçu à l’origine pour produire du plutonium de haute pureté – composant clé dans la fabrication d’armes nucléaires – ce réacteur a longtemps été l’objet de critiques et d’une surveillance internationale renforcée. Dans le cadre de l’accord nucléaire conclu en 2015 entre l’Iran et les puissances mondiales, Téhéran s’était engagé à convertir l’installation à des fins strictement civiles et de recherche, à en retirer le cœur, à le remplir de béton et à renoncer à toute production de plutonium à usage militaire. Toutefois, les autorités iraniennes ont volontairement évité de finaliser la conversion du site, afin de maintenir une pression politique sur les pays occidentaux.
L’opération menée cette nuit a visé les structures centrales du complexe, notamment le bâtiment abritant le cœur du réacteur, dans le but de perturber toute tentative de réactivation significative.
Le site se situe dans une zone hautement stratégique, à proximité de diverses installations industrielles à vocation militaire, et constitue un maillon essentiel dans la chaîne de développement nucléaire de l’Iran.
Selon le communiqué publié ce matin par Tsahal, la frappe avait pour objectif précis l’élément destiné à la production de plutonium, afin d’empêcher sa réutilisation dans un cadre militaire.
Parallèlement, l’aviation israélienne a également ciblé, dans la région de Natanz, un site impliqué dans le développement d’armes nucléaires. Ce dernier abrite des équipements spécialisés et des projets destinés à accélérer le programme nucléaire iranien.