Lors de la frappe du 15 juin 2025, l’Iran a utilisé pour la première fois un missile balistique guidé de précision, baptisé “Haj Qassem”, marquant une rupture dans sa doctrine militaire offensive. Ce missile, à propergol solide, dispose d’une portée de 1 200 kilomètres et d’un système de guidage autonome, capable de manœuvrer en phase terminale, même sans GPS.
Le “Haj Qassem” est conçu pour échapper aux systèmes antimissiles les plus performants, comme le “Hetz” israélien ou les batteries américaines THAAD et Patriot. Grâce à une trajectoire ajustable, il peut éviter les radars et adapter son angle d’attaque dans les dernières secondes, rendant son interception extrêmement difficile.
Contrairement aux missiles balistiques traditionnels, qui suivent une trajectoire plus prévisible, ce modèle est équipé d’un véhicule de rentrée manœuvrant (MaRV) qui permet d’atteindre sa cible avec une précision chirurgicale. Il s'agit d'une évolution majeure de l'arsenal iranien, qui jusqu’à présent misait surtout sur la quantité plutôt que sur la précision.