Sur fond de chaos persistant en Syrie depuis la chute du régime de Bachar el-Assad et l'arrivée au pouvoir du chef djihadiste Abou Mohammed al-Joulani, Israël semble amorcer un virage diplomatique. Après de nombreuses spéculations, il est désormais rapporté que Jérusalem a changé d’approche et serait disposée à engager un processus de paix avec Damas.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu aurait déclaré à Tom Barrack, l'envoyé spécial du président Donald Trump, qu'il était favorable à des négociations directes avec les Syriens. Ce message, si avéré, intervient alors que des signaux américains laissent entrevoir une normalisation progressive des relations avec Damas — une première depuis de longues années.
Le symbole le plus marquant est sans doute le retour du drapeau américain sur l’ambassade des États-Unis à Damas, accompagné d’une déclaration de Tom Barrack évoquant l’ouverture d’une « nouvelle page » axée sur le développement économique et l’attraction d’investissements.
Parallèlement, la Syrie se prépare à réintégrer le système de paiements internationaux SWIFT, selon le nouveau gouverneur de la banque centrale syrienne. Dans un entretien accordé depuis Damas, Abdelkader Khoussari a présenté une feuille de route ambitieuse visant à restructurer le système financier du pays. Objectif : restaurer la confiance des investisseurs étrangers, lever les obstacles au commerce, stabiliser la monnaie nationale et réformer en profondeur le secteur bancaire.
