Se démettre de ce régime et d’un pouvoir dans lesquels de plus en plus d’individus ne se retrouvent plus réclame une détermination et un courage collectifs qui semblent aujourd’hui faire défaut. Se défendre et faire valoir ses droits au nom de ses principes et de ses valeurs devient une entreprise périlleuse, obtenir réparation relève de l’improbable.
L’identité républicaine, ce subtil alliage entre le même et l’autre
Comment sortir de cette impasse sans renoncer à nos idéaux et sans renier nos valeurs et nos principes fondés sur l’exercice de la raison et celui du droit et guidés par une aspiration ancienne à la justice, à l’égalité et à la fraternité? Cette question me semble cruciale aujourd’hui face à la démission de l’état de droit dans ses fonctions régaliennes de protection et de défense du citoyen.
Le pacte républicain est en train de se défaire dans le tissu social. Celui-ci se détricote, laissant apparaître des trous dans ses mailles tissées de longue date. L’unité de la nation se dilue dans un espace constitué d’îlots dispersés en archipels communautarisés se regardant en chiens de faïence. Les identités s’affrontent et le même devient autre, étranger. Or dans “identité”, il y a de l’identique, du même, l’identité républicaine est un subtil alliage entre le même et l’autre.

