
Et comme on les comprend ! Jusqu’en janvier 2017, le régime des ayatollahs avait eu droit à un tapis rouge et un blanc-seing de la part d’une Administration Obama cynique qui par un coup de baguette maléfique avait promu la République islamique d’Etat-terroriste belliqueux et hégémonique en « allié » et en « moteur de stabilité dans la région ». Avec un Qassem Suleimani comme chef d’orchestre, qui tel une araignée profitait de cette liberté et cette immunité inespérées pour continuer à tisser la toile chiite au Moyen-Orient.
Avec ce qui s’est passé vendredi dernier, la partie de poker engagée entre l’Iran et le président depuis son arrivée au pouvoir a été remportée par ce dernier. De manière cinglante. L’imprévisible Trump a fait la leçon à l’Iran des Rohani et des Khamenei alors que tout le monde le pensait détaché progressivement de ce qui se passe dans cette région, voire craintif à l’idée d’agir contre l’Iran en période électorale américaine.
Et comme de vulgaires braconniers se prenant fièrement en photo devant un fauve qu’ils croient à tort avoir terrassé, les édiles de Téhéran pensaient que le lion de Washington s’était résigné à leurs facéties et qu’ils pourraient se livrer à leurs provocations et agressions répétées sans réaction de la part de la plus grande puissance mondiale. L’arrogance ivre des responsables iraniens était arrivée à un tel niveau qu’un Qassem Suleimani s’est cru libre de circuler sans crainte et ne pas imaginer qu’un drone américain le suivait et l’observait depuis Beyrouth où il avait rendu visite à Hassan Nasrallah jusqu’à l’aéroport de Bagdad en attendant l’ordre de la Maison-Blanche de le faire décoller pour un « monde meilleur ». Deux missiles ‘Hellfire’ ont fait disparaître en quelques secondes celui qui annonçait récemment encore qu’Israël n’en avait plus pour longtemps ! Il a maintenant tout le temps de profiter des 72 vierges qui l’attendent depuis des années, et qu’il devra d’ailleurs partager avec son ami et complice Abou Mahdi al-Muhandes avec lequel il se trouvait.Selon l’excellent géopolitologue Guy Bekhor, l’assurance affichée par les dirigeants iraniens avait encore une autre raison : les messages diffusés par les Démocrates américains leur demandant d’être patients encore une année encore…jusqu’à leur retour à la Maison-Blanche où ils appliqueraient à nouveau une « politique plus sage et bienveillante»…
Quelles que soient les futures réactions de l’Iran sur le plan militaire ou terroriste, les choses ne seront plus comme avant, et ce haut fait ordonné par Donald Trump restera marqué d’une pierre blanche non seulement dans le conflit qui oppose les Etats-Unis et la République islamique mais aussi dans le combat entre les forces du Bien et celles du Mal. Car il s’agit de cela aussi. Cela fait trop longtemps que les Khamenei, Assad, Kim Jong-un, Nasrallah, Hanyeh, Erdogan et autres n’en font qu’à leur tête sur l’échiquier mondial sans qu’un gros coup de poing sur la table ne vienne une fois leur rappeler que leur impunité est peut-être limitée dans le temps.
La réparation d’une erreur stratégique et morale

