Le quotidien britannique The Times rapporte que le gouvernement du Royaume-Uni s’apprête à imposer des sanctions à l’encontre des ministres israéliens Itamar Ben Gvir et Betsalel Smotrich. Selon le journal, Londres s’alignerait sur les positions du Canada, de la Nouvelle-Zélande et d’autres pays ayant déjà pris des mesures similaires : gel des avoirs, interdiction d’entrée sur le territoire britannique et restriction d’accès aux services financiers opérant dans ou au nom du Royaume-Uni.
Le chef de la diplomatie britannique, David Lammy, a qualifié les propos des deux ministres d’« odieux », « extrémistes », et « monstrueux », condamnant avec force leurs positions sur Gaza.
Le Premier ministre Keir Starmer a quant à lui déclaré que "la situation est insoutenable et ne fait qu’empirer", insistant sur la nécessité urgente de relancer les négociations, de libérer les otages et d’accroître massivement l’aide humanitaire. Concernant les sanctions envisagées, il a précisé : « Nous dialoguons avec nos partenaires internationaux. Des mesures coordonnées seront plus efficaces. »
Si elles sont mises en œuvre, ces sanctions placeraient Smotrich et Ben Gvir sur la liste noire britannique, leur interdisant tout accès au territoire ainsi que toute interaction avec les institutions financières britanniques.
En réaction, Ben Gvir a fustigé la mesure, déclarant : « Honte au Livre blanc. Nous avons surmonté Pharaon, nous surmonterons aussi Starmer. Je continuerai à servir Israël sans crainte. »
De son côté, Smotrich a déclaré alors qu'il se trouvais à la cérémonie d’inauguration d'une nouvelle implantation au sud de Hevron - Mitspé Ziv: « Alors que je suis ici, j'apprends que la Grande-Bretagne a décidé de m'imposer des sanctions du fait que j'entrave l'établissement d'un État palestinien. Le moment ne saurait être mieux choisi. La riposte sera naturellement concrète, mais la réponse verbale consiste en un mépris pour le Livre blanc. La Grande-Bretagne a déjà tenté une fois de nous empêcher de nous installer dans le berceau de notre patrie et nous ne lui permettrons pas de recommencer. Nous sommes déterminés, avec l'aide de Dieu, à poursuivre notre œuvre de construction. »