L’ancien chef du Mossad, Yossi Cohen, envisagerait de se lancer en politique si de nouvelles élections sont annoncées. Sollicité à plusieurs reprises ces dernières années par Benjamin Netanyahu, Naftali Bennett ou encore Avigdor Liberman, Cohen semble désormais enclin à emprunter une voie indépendante. Sa décision définitive dépendra toutefois de la dissolution effective de la Knesset.
Longtemps perçu comme un successeur potentiel de Netanyahu au sein du Likoud, Yossi Cohen s’est éloigné de l’actuel Premier ministre, notamment en raison de désaccords sur la réforme judiciaire et sur la gestion du dossier des otages. Ces différends n’ont fait que s’accentuer depuis le 7 octobre, date après laquelle Cohen a brièvement participé aux négociations indirectes avec le Qatar, tout en multipliant les entretiens médiatiques et les rencontres avec les familles d’otages.
En juillet 2024, Cohen avait repoussé toute entrée en politique, estimant qu’un scrutin n’était pas imminent. Mais à mesure que l’éventualité d’un retour aux urnes se précise, le nom de cet ancien maître espion refait surface. Certaines sources révèent qu'il serait sérieusement en train d’examiner l’idée de créer un nouveau parti centriste à tendance sécuritaire, susceptible de combler un vide entre une droite incapable d’initier le changement et une opposition incarnée par Lapid, Gantz ou Golan, en quête de renouveau mais rejetée par une large frange de l’électorat de droite.
« Après la guerre, un changement majeur s’imposera, certains responsables ont déjà reconnu leur échec. D’autres devront partir. Des élections sont inévitables. » a-t-il déclaré récemment.