C’est une petite révolution dans nos assiettes : la Commission nationale de planification et de construction vient de donner son feu vert à un projet novateur qui promet de faire entrer le saumon dans le cercle des productions locales israéliennes. Lancée dans la région de Beit She’an et de l’Emek Hamaayanot -la vallée des sources- cette initiative ambitieuse vise à élever du saumon "bleu et blanc" grâce à des technologies de pointe, tout en intégrant des objectifs écologiques et énergétiques.
Ce projet s’inscrit dans le cadre du plan national TePuZ -plan photovoltaïque régional- qui combine production d’énergie verte, restauration écologique, tourisme agricole et sécurité alimentaire. Concrètement, il s’agit d’un premier essai à l’échelle nationale : environ 6 000 dounams d’anciennes piscicultures asséchées vont être reconvertis en fermes piscicoles high-tech. En parallèle, 24 000 dounams accueilleront des panneaux solaires, tandis que 42 000 dounams de zones humides naturelles seront restaurés.
Au cœur du dispositif : un système de circulation d’eau fermé innovant, qui permet une productivité cent fois supérieure aux méthodes traditionnelles, sans accroître la consommation d’eau. Une prouesse technologique qui fait figure de modèle de durabilité.
Israël consomme chaque année environ 18 500 tonnes de saumon, importées presque exclusivement de Norvège. Avec 20 % du poisson consommé dans le pays constitué de saumon, l’objectif n’est pas forcément de faire baisser les prix, mais bien de renforcer l’indépendance alimentaire.