Une fenêtre de la Cour suprême d'Israël a été brisée jeudi soir vers 21 heures, lors d'une manifestation devant le bâtiment à Jérusalem. Les caméras de sécurité ont enregistré l'incident, révélé vendredi par les autorités judiciaires.
Selon une première enquête des forces de sécurité, la vitre panoramique donnant sur la ville sainte aurait été endommagée à l'aide d'une "arme blanche", possiblement un pistolet à air comprimé ou une fronde. L'incident s'est produit en marge d'un rassemblement des partisans de la réforme judiciaire, lors de laquelle le ministre de la Justice a promis de faire avancer la législation en ce sens. Des équipes composées de policiers, d'agents du Shin Bet et du système de sécurité des tribunaux ont été déployées pour identifier les auteurs de l'acte.
Dans un communiqué officiel, l'administration des tribunaux a qualifié l'événement de grave et sans précédent". "Les messages contre la Cour suprême sont inquiétants", indique le communiqué, qui ajoute que "s'il s'avère qu'il s'agit d'un acte délibéré, l'affaire doit être traitée avec la sévérité requise".
L'administration judiciaire a encore souligné qu'une attaque contre la Cour suprême constitue "un franchissement de ligne rouge et une violation des valeurs fondamentales de la démocratie israélienne", précisant qu'"aucune circonstance ne justifie la violence contre les institutions gouvernementales".
Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a dénoncé l'incident : « Je condamne fermement tout acte de violence, quelle qu'en soit la forme, et en particulier contre les autorités ». Il a également appelé les responsables publics et les forces de l'ordre à agir contre toute manifestation de violence ou incitation.