Le Hamas a officiellement transmis samedi sa réponse à la nouvelle proposition de cessez-le-feu présentée par l'envoyé spécial américain Steve Witkoff. Cette réponse, qualifiée de "largement positive" par une source américaine impliquée dans les négociations, révèle néanmoins des divergences importantes qui pourraient compromettre la finalisation d'un accord.
Une acceptation en demi-teinte
Contrairement à ses positions antérieures, le Hamas a accepté le cadre général de l'accord proposé, notamment le nombre d'otages à libérer et la durée du cessez-le-feu de 60 jours, contre les 90 jours initialement exigés. L'organisation terroriste s'est engagée à libérer 10 otages vivants et 18 corps d'otages décédés en échange d'un nombre convenu de prisonniers palestiniens.
Cependant, cette acceptation s'accompagne de trois conditions majeures qui suscitent l'inquiétude des négociateurs. Le Hamas exige premièrement un étalement de la libération des otages sur toute la durée du cessez-le-feu, avec notamment quatre otages libérés seulement le dernier jour, une stratégie visant à maintenir sa position de force dans les négociations.
Les points de divergence persistants
L'organisation terroriste réclame également un calendrier plus précis pour le retrait des forces israéliennes de Gaza, le plan actuel ne prévoyant qu'un "redéploiement" sans échéancier défini. Elle réclame par ailleurs des garanties américaines fermes sur l'arrêt définitif des hostilités, craignant qu'Israël ne reprenne en aucun cas les combats si les négociations n'aboutissent pas dans les 60 jours impartis.
Selon des sources arabes, le Hamas a transmis sa réponse aux médiateurs égyptiens et qataris, précisant que celle-ci vise à "instaurer un cessez-le-feu permanent" et à "garantir un retrait complet de la bande de Gaza". L'organisation a également exigé la libre circulation des Gazaouis par le point de passage de Rafah.