Depuis le 7 octobre, plus d’un demi-million d’Israéliens ont demandé un soutien psychologique, révèle un nouveau rapport de l’organisation ERAN (Emotional First Aid), qui gère des lignes d’écoute anonymes dans tout le pays. L’étude met en lumière une évolution alarmante des appels : du choc initial vers une détresse prolongée, marquée par la dépression, la solitude et des tensions familiales.
Parmi les plus touchés figurent les réservistes, les soldats en service actif, et leurs proches. Selon la directrice clinique nationale d’ERAN, Dr Shiri Daniels, de nombreux appelants évoquent une culpabilité de survivant, des difficultés à reprendre une vie “normale” et un sentiment d’isolement. « L’un d’eux nous a dit qu’il aurait préféré mourir à Gaza. Il se sent coupable non seulement d’avoir survécu, mais aussi de demander de l’aide », rapporte-t-elle.
Dépression, solitude, détresse familiale
Depuis le début de la guerre, ERAN a reçu plus de 66 000 appels provenant de soldats, de réservistes ou de leurs familles — un chiffre qui, selon l’organisation, est probablement sous-estimé.
Les motifs des appels se répartissent comme suit :
31 % concernent la solitude,
25 % la dépression ou la douleur émotionnelle,
20 % des conflits relationnels ou familiaux,
4 % des violences ou abus sexuels présumés,
et 3 % des pensées suicidaires.