Depuis le 7 octobre 2023, date du déclenchement de l’opération "Glaives de fer", 600 jours se sont écoulés. Outre le tribut humain dramatique, la guerre pèse très lourdement sur l’économie israélienne. Selon les données dévoilées ce mercredi soir dans le journal télévisé, le coût direct de la guerre pour le budget de l’État atteint désormais environ 171 milliards de shekels, soit près de 41,7 milliards d’euros. À titre indicatif, chaque jour de guerre coûte en moyenne 300 millions de shekels (environ 73 millions d’euros).
Ce montant ne couvre que les dépenses directes liées à l’armée et au système de défense : il n’inclut pas les coûts indirects, tels que les compensations, l’évacuation des populations ou d’autres mesures civiles financées hors du budget du ministère de la Défense.
Un tiers de la somme – 57 milliards de shekels (environ 13,9 milliards d’euros) – a été alloué aux indemnités et à l’aide aux réservistes. Les dépenses en munitions et systèmes d’interception (y compris les projectiles de chars, les munitions d’armes légères, les bombes de l’armée de l’air, ainsi que les intercepteurs du Dôme de fer et du système Arrow) s’élèvent à 40 milliards de shekels (environ 9,8 milliards d’euros).
À cela s’ajoutent :
22 milliards de shekels -environ 5,4 milliards d’euros- pour l’achat d’aéronefs, de navires et de véhicules terrestres, ainsi que leurs pièces détachées,
17 milliards de shekels -environ 4,15 milliards d’euros- pour la logistique,
13 milliards de shekels -environ 3,17 milliards d’euros- pour les armes,