Le dernier tour des élections municipales au Liban s’est tenu en fin de semaine dans les régions du Sud et de Nabatieh. Sans incidents majeurs, le scrutin s’est déroulé sous haute tension sécuritaire, dans l’ombre des frappes israéliennes survenues jeudi. Dans la presse libanaise, certains ont vu dans ces frappes une tentative d’intimidation visant à perturber le scrutin. Des sources au sein du Hezbollah et d’Amal ont, quant à eux, accusé Israël d’essayer de « faire monter la tension » pour influencer les élections.

frappes israéliennes de jeudi dernier, crédit : réseaux sociaux arabes
Sans surprise, les listes communes du Hezbollah et du mouvement Amal ont remporté la majorité des localités concernées, dont Nabatieh, Srifa, Bazouriyeh ou encore Joya. Des célébrations ont éclaté dans plusieurs villes, entre feux d’artifice, drapeaux brandis et cortèges à moto. Maisen dépit de l’enthousiasme affiché, la participation est restée faible, à 43,3 % dans le Sud et à peine 36,7 % à Nabatieh. Un proche du parti a reconnu que la guerre actuelle, et le ressentiment des habitants du Sud, avaient démobilisé une partie de l’électorat chiite.